Retour page d'accueil Accueil du site > SMIC : effets de la revalorisation sur les agents territoriaux

SMIC : effets de la revalorisation sur les agents territoriaux

Versions antérieures de la circulaireLes versions antérieures des circulaires n’ont qu’une utilité optionnelle en cas de besoin particulier. Il faut donc utiliser ces documents avec précaution, notamment si vous doutez des informations qui y sont contenues. En cas d’incertitude, veuillez contacter le service info statut avant d’appliquer des dispositions peut être obsolètes.

Publiée le 30 juin 2005 - Dernière mise à jour en janvier 2017

Références

  • Code du travail – article L. 3231-12.
  • Décret 91.769 du 2 août 1991 instituant une indemnité différentielle en faveur de certains personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation.
  • Décret 85.1148 du 24 octobre 1985 relatif à la rémunération des personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des personnels des E.P d’hospitalisation.
  • Décret 2016-1818 du 22 décembre 2016 portant relèvement du salaire minimum de croissance
Retour au sommaire

Introduction

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance ou SMIC correspond à un salaire horaire en dessous duquel un salarié ne doit pas légalement pas être payé, quoi qu’en dise son contrat de travail. Le non respect du SMIC est passible d’une amende pour l’employeur autant de fois qu’il y a de salariés concernés (Code du travail – art L. 3233-1). L’objet du SMIC est d’assurer une garantie du pouvoir d’achat et une participation au développement économique de la Nation aux travailleurs dont les salaires sont les plus bas, quel que soit le niveau des prix (Code du travail – article L. 3231-2). Il est donc indexé sur l’indice national des prix à la consommation. Afin de maintenir la garantie du pouvoir d’achat, le SMIC est revalorisé au minimum tous les ans, au 1er janvier, par décret, et à chaque hausse d’au moins 2 % de l’indice des prix, par arrêté ministériel, en cours d’année, si le Gouvernement souhaite porter le SMIC à un niveau supérieur à celui qui résulte de la seule évolution des prix (Code du travail – article L. 3231-5 et suivants).

Le SMIC concerne les salariés de droit public. Le droit pour tout salarié de percevoir une rémunération qui ne peut être inférieure au SMIC, qui est prévu par le Code du travail, est étendu aux agents publics locaux par le juge administratif qui l’a consacré en principe général du droit. Ainsi, les agents publics, en l’absence de dispositions plus favorables, ne peuvent percevoir une rémunération inférieure au SMIC (Conseil d’Etat, 36851 du 23.04.1982 / ville de Toulouse c/Mme A). Lorsque le traitement minimum de la fonction publique est inférieur au montant du SMIC mensuel, se déclenche la mise en œuvre d’une indemnité différentielle (décret 91-769 du 02.08.1991). Cette indemnité différentielle non soumise à retenue pour pension pour les fonctionnaires affiliés au régime spécial, est destinée à assurer une rémunération mensuelle au moins égale au SMIC. Généralement, le Gouvernement veille à ce que les indices minimums de rémunération soient supérieurs afin d’éviter le versement d’une indemnité différentielle, via la publication d’un décret relevant les plus bas indices de rémunération.

Décret 2016-1818 du 22 décembre 2016 portant relèvement du salaire minimum de croissance.

Dernière augmentation en date : à compter du 1er janvier 2017, le montant brut du SMIC horaire augmente de 0,93 % pour s’établir à 9,76 euros (au lieu de 9,67 euros au 1er janvier 2016), soit 1 480,27 euros mensuels (au lieu de 1 466,62 euros). Le minimum garanti est porté à 3,54 €.

Retour au sommaire

1. Revalorisation du montant du SMIC et minimum garanti

1.1 – Montant du SMIC

Le montant horaire brut du SMIC est fixé, en métropole, dans les départements d’outre-mer et dans les collectivités d’outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon à :

9,76 € de l’heure.

Il en résulte un montant mensuel brut du SMIC, sur la base de la durée légale de travail de 35 heures hebdomadaires de 9,76 € x 151,67 * heures soit :

1 480,27 € par mois.

* article 2 – décret 91.769 du 2 août 1991.

1.2 – Minimum garanti

Le montant minimum garanti est porté en métropole, dans les départements d’outre-mer, et dans les collectivités d’outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon à :

3,54 euros.

Le minimum garanti sert à évaluer certaines prestations instituées par un texte législatif ou réglementaire renvoyant à l’ancien SMIG.

Références :

Le minimum garanti est un élément qui sert de base pour le calcul des allocations versées par le fonds national de l’emploi, et des plafonds de ressources ou l’évaluation des avantages en nature.

Retour au sommaire

2. Indemnité différentielle

Accès à la circulaire complète : Indemnité différentielle

Le décret 91.769 du 2 août 1991 institue une indemnité différentielle en faveur de certains personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation « lorsque la rémunération mensuelle qui leur est allouée est inférieure au montant du SMIC ». Depuis la modification apportée par le décret 2002.18 du 3 janvier 2002 au décret 91.769 du 2 août 1991, l’indemnité différentielle est calculée sur la base de 151,67 heures (et non plus sur 169 heures).

Point particulier : relations entre la modification des échelles de rémunération des titulaires et la situation des contractuels (au regard de l’obligation réglementaire de rémunérer en référence à un montant brut au moins égal au SMIC)

Dans le cas des agents contractuels rémunérés en référence à un indice de rémunération supérieur au montant brut mensuel du SMIC, l’actualisation de la situation des intéressés au regard des modifications statutaires impactant la rémunération des titulaires (nouvelles échelles par exemple) peut se faire par le moyen d’un avenant au contrat mais cela ne constitue pas une obligation légale ou réglementaire, simplement une faculté de l’employeur au regard des modifications intervenues pour les titulaires (notamment pour s’aligner, dans le cas des plus basses rémunérations, sur le 1er échelon de l’échelle C1).

La seule obligation légale et réglementaire est de ne pas rémunérer en dessous du montant brut du SMIC mensuel ou annuel.

Il est également possible d’attendre la fin du contrat et l’établissement du nouveau contrat pour remonter l’indice de rémunération dans le cas où la rémunération brute mensuelle du contractuel intéressé serait supérieure au SMIC et que l’agent s’apprête à voir son contrat renouvelé.

Suite à la revalorisation issue du décret 2012-1429 du 19 décembre 2012 portant relèvement du salaire minimum de croissance, le minimum de traitement indiciaire garanti pour les agents publics correspond à l’I.B 313 (I.M 309), selon une lecture littérale du décret 85-1148 (à son article 8), qui n’a pas été modifié.

Les fonctionnaires territoriaux occupant un emploi à temps complet sont désormais, de fait, rémunérés sur un indice supérieur, même au 1er échelon de l’échelle C1 (IM 325), mais il est possible que certains contractuels perçoivent un traitement inférieur au SMIC du fait que le texte susmentionné n’ait pas été modifié.

A compter du 1er janvier 2017, le montant brut du SMIC horaire augmente de 0,93 % pour s’établir à 9,76 euros (au lieu de 9,67 euros au 1er janvier 2016), soit 1 480,27 euros mensuels (au lieu de 1 466,62 euros). Le minimum garanti est porté à 3,54 €.

Cette hausse est sans influence sur les agents territoriaux, hormis le cas marginal d’un contractuel qui ne serait pas rémunéré en référence à l’indice minimum des grilles de titulaires : ce cas n’a normalement pas vocation à se produire puisque les contractuels doivent être rémunérés en référence aux échelles indiciaires des titulaires au moins en ce qui concerne les montants minima. En effet le 1er échelon de l’échelle C1 de rémunération correspond à l’IB 346 / IM 325 : un agent relevant du 1er échelon de cette échelle a donc droit à un traitement brut de 1513,88 euros, supérieur au montant du SMIC brut mensuel.

Le mécanisme de l’indemnité différentielle peut avoir à s’enclencher pour certains contractuels rémunérés en référence à un indice majoré inférieur à 318 (indice de rémunération correspondant à un montant de 1481,28 euros bruts, premier indice égal ou supérieur au montant brut du SMIC).

Le barème A annexé au décret 82-1105 du 23 décembre 1982 relatif aux indices de la fonction publique est chaque fois mis à jour en conséquence. Le document « barème de traitement » du CDG 77 sur le site web est également mis à jour en conséquence ainsi que les échelles indiciaires concernées.

Retour au sommaire

3. Effets de la hausse du SMIC : agents et indices concernés

Le Gouvernement prévoit généralement un décret revalorisant l’indice minimum de traitement (et en principe, cette mesure s’accompagne d’un relèvement de quelques indices suivants l’indice minimum de traitement, parmi les plus bas), afin que les agents publics les plus faiblement rémunérés puissent se voir servir un traitement brut mensuel supérieur au SMIC, ce qui contribue à éviter le versement de l’indemnité différentielle. Il est à noter que compte-tenu de la faible augmentation du SMIC au 1er janvier 2017, ce mécanisme n’a pas été mis en œuvre pour le moment.

Il est à noter que sont concernés également par l’augmentation du SMIC, tous les contrats de droit privé (CUI, CAE, apprentis…).

Complément d’information

Les contractuels peuvent bénéficier d’une indemnité différentielle selon des modalités précisées dans la circulaire relative à ce thème s’ils sont rémunérés selon des montants inférieurs au SMIC mensuel brut.

Nous vous renvoyons aux échelles indiciaires mises à jour pour répercuter les présentes dispositions sur la paie

Retour au sommaire

Générer cette page en pdf | Imprimer la page