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Nouvelle bonification indiciaire (NBI)

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Publié le 10 juillet 2006 - Dernière mise à jour en 2015

Références

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Introduction

L’Etat se devait de mettre en conformité la réglementation sur la Nouvelle Bonification Indiciaire (N.B.I) applicable dans la Fonction publique territoriale avec une jurisprudence constante par laquelle le Conseil d’Etat considérait que l’attribution de la N.B.I devait se faire au regard des fonctions remplies et non selon le grade ou le cadre d’emplois de l’agent.

C’est chose faite avec l’intervention de deux décrets qui ont rénové le système d’attribution de la N.B.I pour la fonction publique territoriale. Le décret 2006.779 pose le cadre général d’attribution de la N.B.I, alors que le décret 2006.780 détermine le régime de la N.B.I pour les agents exerçant dans des zones à caractère sensible.

La présente circulaire récapitule le dispositif applicable à compter du 1er août 2006, conformément à l’article 5 du décret 2006.779 et à l’article 4 du décret 2006.780.

La nouvelle bonification indiciaire (NBI), dont bénéficient en vertu de la loi du 18 janvier 1991 les fonctionnaires occupant certains emplois, est liée non au corps d’appartenance ou au grade des intéressés, mais aux emplois qu’ils occupent compte tenu de la nature des fonctions attachées à ces emplois. Néanmoins, cette NBI ne peut être versée qu’aux agents qui occupent légalement les emplois ouvrant droit à la bonification. Un fonctionnaire nommé illégalement à un emploi n’a, à ce titre, pas droit à bénéficier de la NBI attachée à cet emploi. Cf : Conseil d’Etat, 26 mai 2008, Commune de Porto Vecchio, requête 281913.

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1. NBI : dispositions générales communes

Si le nouveau dispositif est venu abroger le décret 91.711, en revanche le décret 93.863 du 18 juin 1993 modifié relatif aux conditions de mise en œuvre de la NBI demeure inchangé.

1.1 – Modalités d’octroi et de fin d’octroi

L’article 1er du décret 93.863 dispose que l’octroi d’une NBI est attaché « à certains emplois comportant l’exercice d’une responsabilité ou d’une technicité particulière ». Elle cesse d’être versée lorsque l’agent n’exerce plus les fonctions y ouvrant droit.

Cependant aucune définition de la « technicité particulière » n’est donnée, ni par le décret 93.863, ni par les décrets 2006.779 et 2006.780 du 3 juillet 2006, sauf à considérer que les emplois et la définition de certaines tâches visés par les annexes des deux décrets du 3 juillet 2006, étudiés aux chapitre II et III, établissent cette « technicité particulière ». La jurisprudence continuera peut être d’alimenter ou de préciser la définition qu’en donnent les textes.

De ce fait, la NBI est applicable de plein droit, dès lors que les conditions sont remplies ; aucune délibération n’est donc nécessaire, l’octroi ne nécessitant que l’intervention d’un arrêté. En revanche, la NBI « cesse d’être versée lorsque l’agent n’exerce plus les fonctions y ouvrant droit ».

1.2 – Bénéfice en cas de congés

L’article 2 du décret 93.863 précise que la NBI est maintenue aux fonctionnaires dans les mêmes proportions que le traitement pendant la durée des congés suivants :

  • Congés annuels (article 57.1° - loi 84.53) y compris bonifié ;
  • Congés de maladie ordinaire ;
  • Congés de maladie provenant d’une cause exceptionnelle (article L.27 du CPCM) ; congés maladie suite à accident survenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions (article 57.2° - loi 84.53) ;
  • Congé maternité, paternité ou pour adoption (article 57.5° - loi 84.53) ;
  • Par ailleurs, cet article 2 prévoit que le fonctionnaire continue à percevoir la NBI tant qu’il n’est pas remplacé dans ses fonctions en cas de congé de longue maladie (article 57.3° - loi 84.53). A contrario et à défaut d’être cité expressément, la NBI semble être suspendue pendant le congé de maladie de longue durée.

1.3 – Incidence de la NBI sur la rémunération

1.3.1 – Incidence sur les éléments obligatoires du traitement et proratisation

L’article 3 du décret 93.863 indique que la NBI s’ajoute au traitement indiciaire de l’agent pour le calcul :

Par ailleurs, en cas de travail à temps partiel, la NBI est réduite dans les mêmes proportions que le traitement.

1.3.2 – Incidence sur le régime indemnitaire

Aux termes de l’article 4 du décret 93.863, et à l’exception des primes ou indemnités prises en compte pour le calcul de la pension, la NBI s’ajoute au traitement indiciaire de l’agent « pour le calcul des différentes primes ou indemnités fixées en pourcentage du traitement indiciaire ».

L’article 4 envisage également le cas des agents placés en Cessation Progressive d’Activité (CPA) sur des emplois ouvrant droit à une NBI : ils bénéficient de la prise en compte de cette NBI pour le calcul de l’indemnité exceptionnelle s’ajoutant au traitement. La NBI est réduite, dans ce cas, dans les mêmes proportions que le traitement.

1.4 – Cotisations et fiscalité

La NBI entre dans l’assiette de l’impôt sur le revenu, de la CSG (article L.136-2, Code de la sécurité sociale), de la CRDS (article 14, ordonnance 96.50 du 24 janvier 1996) et de la contribution exceptionnelle de solidarité. Elle entre dans l’assiette des cotisations de retraite.

Pour plus d’informations sur les cotisations et prélèvements sociaux, rendez-vous sur la circulaire du CDG dédiée à ce sujet.

1.4.1 – Agents relevant du régime spécial de sécurité sociale

Conformément à l’article 5 du décret 93.863, la NBI est soumise à la cotisation due pour la couverture des prestations en nature de l’assurance maladie, maternité et invalidité prévue à l’article 2 du décret 67.850 du 30 septembre 1967 fixant les taux des cotisations d’assurance maladie, invalidité et maternité des régimes de sécurité sociale des fonctionnaires, des ouvriers de l’État et des agents permanents des collectivités locales. Par ailleurs, elle est assujettie aux cotisations à la CNAF (prestations familiales), à la contribution de solidarité autonomie, à la contribution au Fonds de compensation des cessations progressives d’activité, à la cotisation FNAL (aide au logement), au versement transports en commun, CNRACL.

Pour plus d’informations sur les cotisations et prélèvements sociaux, rendez-vous sur la circulaire du CDG dédiée à ce sujet.

1.4.2 – Agents relevant du régime général de sécurité sociale

La NBI est assujettie aux prélèvements suivants : cotisations au titre des assurances maladie, maternité, invalidité et décès ; cotisations au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles ; cotisations à la CNAF (prestations familiales) ; cotisations au titre de l’assurance vieillesse ; contribution de solidarité autonomie, cotisation FNAL (aide au logement) ; versement transports en commun. IRCANTEC, CSG, CRDS.

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2. NBI « classique »

2.1 – Agents bénéficiaires

La NBI peut être attribuée aux fonctionnaires titulaires et stagiaires (Conseil d’État 30 juillet 2003, 243678). Le fonctionnaire doit exercer effectivement les fonctions attachées à l’emploi, mais également occuper l’emploi en y étant affecté de manière permanente. Par conséquent, la NBI ne peut pas être attribuée à un fonctionnaire qui en remplace un autre pendant une période d’absence (congé de maladie ordinaire, congé de maternité…) où ce dernier continue à la percevoir (Conseil d’état, 13 juillet 2012, 350182).

Par conséquent, la NBI ne peut pas être attribuée à un fonctionnaire qui en remplace un autre pendant une période d’absence (congé de maladie ordinaire, congé de maternité…) où ce dernier continue à la percevoir (Conseil d’État, 13 juillet 2012, 350182). Les agents non titulaires sont par contre exclus de son bénéfice, sauf les personnes recrutées en qualité de travailleurs handicapés en application du décret 96-1087 du 10 décembre 1996 qui sont assimilés en la matière à des fonctionnaires bien que leur stage ait lieu sous forme de contrat, dans la mesure où le juge administratif a établi qu’ils pouvaient bénéficier de cet avantage (Cour administrative d’appel de Nancy, 17 novembre 2005, 01NC01299 et 00NC00952).

2.1.1 – Calcul des montants

Il est donc précisé que, lorsqu’ils sont affectés sur un emploi ouvrant droit à la NBI, les fonctionnaires territoriaux exerçant à temps partiel ou en CPA perçoivent une fraction de celle-ci par référence aux modalités de calcul déterminées par décret. Ce principe de proportionnalité du montant de la NBI par rapport au temps de travail est applicable aux fonctionnaires occupant un emploi à temps non complet.

L’article 1er du décret 93.863 précise que la NBI cesse d’être versée lorsque l’agent n’exerce plus les fonctions y ouvrant droit. Est également repris le principe de prise en compte de la NBI pour le calcul du SFT et de l’indemnité de résidence. La NBI s’ajoute au traitement indiciaire pour le calcul du SFT et de l’indemnité de résidence.

2.1.2 – Modalités de versement

2.1.2.1 – Périodicité de versement et retraite

L’article 1er du décret 2006.779 conserve les principes de versement mensuel de la NBI et de sa prise en compte pour le calcul de la retraite.

2.1.2.2 – Non cumul de NBI

L’avant dernier alinéa de l’article 2 du décret 2006.779 reprend le principe de non cumul de NBI, existant dans le décret 91.711, pour le fonctionnaire susceptible de bénéficier de la NBI à plus d’un titre tant en application du décret 2006.779 que du décret 2006.780 du 3 juillet 2006 (NBI pour exercice en zone à caractère sensible qui sera étudiée en chapitre III). Lorsqu’un fonctionnaire remplit les conditions pour percevoir une bonification à plus d’un titre en application de ces décrets, il ne perçoit qu’une NBI, celle dont le montant de points majorés est le plus élevé.

2.1.2.3 – Maintien de NBI

Le dernier alinéa de l’article 2 reprend également le dispositif de maintien de montant de NBI lors d’une modification de strate démographique suite à recensement de la population faisant passer la collectivité dans une catégorie démographique différente. Dans cette hypothèse, le fonctionnaire bénéficiaire de la NBI conserve cet avantage pendant la durée où il continue, au sein de la même collectivité, d’exercer les fonctions y ouvrant droit.

2.2 – Maintien dérogatoire de la NBI précédemment perçue

2.2.1 – Personnels TOS et DDE

L’article 3 alinéa 1er du décret 2006.779 prend en compte la situation des personnels de l’État transférés aux collectivités territoriales dans le cadre de la loi 2004.809 du 13 août 2004 relative aux responsabilités locales, c’est à dire le personnel des ministères de l’Equipement et de l’Education nationale. Un principe de maintien de la situation antérieure est envisagé pour les fonctionnaires qui ne peuvent pas bénéficier, à la date de leur détachement ou de leur intégration, d’une NBI équivalente dans la Fonction publique territoriale. Aussi, conservent-ils la NBI qu’ils percevaient avant leur transfert pendant la durée où ils continuent d’exercer les fonctions qui y ouvraient droit.

2.2.2 – Fonctionnaires territoriaux

Dans le même esprit, le dernier alinéa de l’article 3 met en place un dispositif réservé aux fonctionnaires territoriaux qui perçoivent une NBI supérieure à celle issue du nouveau dispositif du décret 2006.779, à sa date d’entrée en vigueur soit le 1er août 2006. Ces fonctionnaires conservent également leur « ancienne » NBI pendant la durée où ils continuent d’exercer les fonctions qui y ouvrent droit à l’État.

2.3 – Fonctions ouvrant droit à la NBI et montants

2.3.1 – Fonctions et montants

Vous retrouverez dans les tableaux de l’annexe n°1 de la présente circulaire les fonctions ouvrant doit à la NBI du décret 2006.779, ainsi que les montants correspondants.

2.3.2 – Typologie des fonctions éligibles à la NBI

Sans entrer dans les spécificités terminologiques et sémantiques, ce paragraphe récapitule les principaux changements apportés par rapport au décret 91.711. Les annexes du décret 2006.779 envisagent désormais 4 types de cas de fonctions éligibles à la NBI :

  1. Fonctions de direction, d’encadrement, assortis de responsabilités particulières. Une réponse ministérielle a défini les conditions de bénéfice de la NBI attribuée au titre de fonctions d’encadrement d’un service administratif requérant une technicité particulière dans certains domaines (question écrite, Assemblée Nationale, 6701 du 9 octobre 2007) ;
  2. fonctions impliquant une technicité particulière ;
  3. fonctions d’accueil exercées à titre principal (les agents chargés de fonctions d’accueil téléphonique peuvent prétendre au bénéfice de cette NBI : question écrite, Assemblée Nationale, 11551 du 27 novembre 2007) ;
  4. fonctions impliquant une technicité et une polyvalence particulières liées à l’exercice dans certaines collectivités ou dans leurs établissements publics assimilés.

Jurisprudence à signaler. Conseil d’état, 26 Avril 2013, 352683, Commune d’Avignon.
Il résulte du I de l’article 27 de la loi 91-73 du 18 janvier 1991 et de l’article 1er du décret 2006-779 du 3 juillet 2006 que le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire est lié non à la nature administrative de la fonction exercée par l’agent mais à l’objet du service dont il assure l’encadrement.
En énonçant, pour juger que les missions qu’exerçait l’intéressé se rapportaient à l’encadrement et la direction administrative de ce service, que la circonstance que les agents qu’il encadrait exerçaient, pour la majorité d’entre eux, des fonctions techniques, était sans incidence sur l’appréciation de son droit à l’attribution de la nouvelle bonification indiciaire, le juge a estimé que le tribunal administratif avait commis une erreur de droit.

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3. NBI pour exercice en quartiers prioritaires de la politique de la ville (ex ZUS, zone à caractère urbaine sensible)

La nouvelle géographie prioritaire de la ville ne repose plus sur la notion de zones urbaines sensibles (ZUS) mais crée des « quartiers prioritaires de la politique de la ville ». Les décrets 2014-1750 et 2014-1751 du 30 décembre 2014, applicables à compter du 1er janvier 2015, fixent la liste de ces nouveaux quartiers prioritaires.

Le décret 2006-780 du 3 juillet 2006 a été modifié pour prendre en compte cette nouvelle classification. Ces nouvelles dispositions entrent en vigueur avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2015, sauf pour les fonctionnaires exerçant leurs fonctions en établissements d’enseignement classés en « réseaux d’éducation prioritaires » pour qui le dispositif entre en vigueur au 1er novembre 2015.

Le décret 2006-780 du 3 juillet 2006 établit une liste de fonctions, regroupées en deux catégories :

  1. Les fonctions de conception, de coordination, d’animation et de mise en œuvre des politiques publiques en matière sociale, médico-sociale, sportive et culturelle,
  2. fonctions d’accueil, de sécurité, d’entretien, de gardiennage, de conduite des travaux.

Ces fonctions ouvrent droit au bénéfice d’une NBI, à condition qu’elles soient exercées à titre principal et dans l’un des lieux d’exercice suivants (article 1er du décret 2006-780 du 3 juillet 2006) :

  • Quartiers prioritaires de la politique de la ville dont la liste est fixée par les décrets 2014-1750 (pour la métropole) du 30 décembre 2015 ;
  • services et équipements situés en périphérie de ces quartiers et assurant leur service en relation directe avec la population de ces quartiers ;
  • établissements publics locaux d’enseignement figurant sur l’une des listes prévues respectivement par l’article 3 du décret 93-55 du 15 janvier 1993 (établissements classés « sensibles ») et par les articles 1er et 6 du décret 2015-1087 du 28 août 2015 (écoles ou établissements relevant des programmes “Réseaux d’éducation prioritaire renforcé” et “Réseau d’éducation prioritaire”)

Dispositions transitoires

Des dispositions transitoires sont prévues pour l’application du nouveau dispositif issu de la politique de la ville mise en place par la loi du 21 février 2014 (décret 2015-1386 du 30 octobre 2015).

1er cas : sont concernés les fonctionnaires qui percevaient, au 31 décembre 2014, une NBI "ZUS" (quartiers prioritaires de la politique de la ville désormais) et qui, du fait de l’institution des quartiers prioritaires, ne peuvent plus en bénéficier, ou une NBI au titre d’un surclassement démographique de leur commune, lorsque les modalités de ce surclassement sont modifiées.

Les intéressés conservent, tant qu’ils exercent les fonctions qui y donnaient droit, cet avantage dans les conditions suivantes :

  • Jusqu’au 31 décembre 2017 : maintien de l’intégralité de la NBI perçue au 1er janvier 2015 ;
  • du 1er janvier au 31 décembre 2018 : perception des deux tiers de la NBI ;
  • du 1er janvier au 31 décembre 2019 : perception d’un tiers de la NBI.

2ème cas : Les personnels territoriaux qui ne sont plus éligibles à la NBI au titre des fonctions exercées dans les établissements d’enseignement placés en ZEP conservent, à titre personnel, s’ils demeurent en fonction dans ces établissements et sous réserve de continuer d’exercer les fonctions qui y ouvraient droit, le maintien de cette NBI dans les conditions et selon les modalités prévues au décret 2006-780 du 3 juillet 2006 et dans les conditions suivantes :

  • Jusqu’au 31 août 2018 : maintien de l’intégralité de la NBI perçue au 31 août 2015 ;
  • du 1er septembre 2018 au 31 août 2019 : perception des deux tiers de la NBI ;
  • du 1er septembre 2019 au 31 août 2020 : perception d’un tiers de la NBI.

3ème cas : Les personnels territoriaux dont le lycée d’exercice figurait, pour l’année scolaire 2014-2015, sur la liste des établissements d’enseignement placés en ZEP bénéficient, pendant une période de deux ans à compter du 1er novembre 2015 et sous réserve d’exercer les fonctions qui y ouvraient droit, de la NBI dans les conditions et selon les modalités prévues par le décret 2006-780 du 3 juillet 2006.

3.1 – Le calque sur le dispositif antérieur et sur le décret 2006.779

Comme la NBI du décret 2006.779, cette NBI fixée par le décret 2006-780 continue à n’être également attribuable qu’aux fonctionnaires territoriaux. Pour les mêmes raisons, cette NBI est attribuable aux fonctionnaires stagiaires mais n’est pas attribuable aux agents non titulaires conformément à une jurisprudence constante.

3.1.1 – Calcul des montants

3.1.1.1 – Montants

Est repris par l’article 3 le principe selon lequel lorsqu’ils sont affectés sur un emploi ouvrant droit à la NBI, les fonctionnaires exerçant à temps partiel ou en CPA perçoivent une fraction de celle-ci par référence aux modalités de calcul déterminées par décret. A ce titre, il faut souligner que, comme le décret 2006.779, le décret 2006.780 fait référence à un décret abrogé : le décret 84.1104 du 10 décembre 1984 précité. Il faut donc considérer que les références à prendre en compte sont celle du décret ayant abrogé le décret 84.1104, c’est à dire le décret 2004.777 du 29 juillet 2004 précité.

Ce principe de proportionnalité du montant de la NBI au temps de travail s’applique aux fonctionnaires occupant un emploi à temps non complet (voir le point 7 de la circulaire du CDG relative au temps non complet). L’article 3 précise que la NBI cesse d’être versée lorsque le fonctionnaire quitte l’emploi au titre duquel il la percevait, principe qui doit être combiné avec celui de l’article 1er du décret 93.863 selon lequel la NBI cesse d’être versée lorsque l’agent n’exerce plus les fonctions y ouvrant droit. Est également repris le principe de prise en compte de la NBI pour le calcul du SFT et de l’indemnité de résidence.

3.1.1.2 – Montants majorés

L’article 2 du décret 2006.780 reprend, en l’aménageant, le dispositif de majoration naguère inscrit à l’article 1er du décret 91.711 : les attributaires de cette NBI pour exercice en quartier prioritaire de la politique de la ville bénéficient d’une majoration maximale de 50 % dans les cas suivants :

  • Lorsqu’ils sont confrontés à des sujétions plus particulières ;
  • lorsqu’ils assument des responsabilités spécifiques ;
  • lorsqu’ils participent à la mise en œuvre d’actions liées à la politique de la ville.

Ces cas spécifiques sont définis « dans le cadre de l’organisation du service par l’organe délibérant de la collectivité territoriale ou de l’établissement après avis du Comité Technique Paritaire ». Étant donné que la majoration est envisagée comme une majoration maximale, l’organe délibérant peut donc définir une majoration inférieure à 50%.

3.1.2 – Modalités de versement

3.1.2.1 – Périodicité de versement et retraite

L’article 1er du décret 2006.780 conserve également les principes de versement mensuel de la NBI et de prise en compte pour le calcul de la retraite.

3.1.2.2 – Non cumul de NBI

Le dernier alinéa de l’article 3 du décret 2006.780 reprend le principe de non cumul de NBI, existant dans le décret 91.711, pour le fonctionnaire susceptible de bénéficier de la NBI à plus d’un titre tant en application du décret 2006.779 que du décret 2006.780 du 3 juillet 2006. Dans cette hypothèse, l’agent perçoit le montant de points majorés le plus élevé.

3.3 – Fonctions ouvrant droit à la NBI et valeurs

3.3.1 – Fonctions et valeurs

3.3.1.1 – Des bénéficiaires …

De façon précise, l’article 1er du décret 2006.780 impose deux conditions cumulatives : il indique que sont concernés par cette NBI pour exercice en ZUS (quartiers prioritaires de la politique de la ville désormais) les fonctionnaires territoriaux exerçant à titre principal et assurant leur service en relation directe avec la population de ces zones. Les fonctions faisant l’objet de l’annexe du décret peuvent être retrouvées dans les tableaux de l’annexe n°2 de la présente circulaire :

  • Soit dans les ZUS (quartiers prioritaires de la politique de la ville désormais) dont la liste est fixée par le décret 96.1106 du 26 décembre 1996 ;
  • soit dans les services et équipements situés en périphérie de ces quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Par sa jurisprudence le Conseil d’Etat rappelle que le bénéfice de la NBI n’est possible que pour un fonctionnaire occupant un emploi dont les fonctions ouvrent droit à une NBI et ne pouvant s’en voir refuser le bénéfice en considération de son cadre d’emplois ou de son grade, sauf lorsque les fonctions en question sont réservées aux seuls membres d’un cadre d’emplois ou d’un grade particulier.

C’est notamment le cas pour ce qui concerne certains cadres d’emplois aux missions spécifiques et par exemple pour les sages-femmes, les psychologues, les puéricultrices ou les infirmiers qui bénéficient d’un dispositif particulier à l’annexe 1 du décret 2006.780.

Selon une source parlementaire, pour être considéré comme exerçant "à titre principal" ses fonctions dans une zone à caractère sensible, l’agent doit y exercer pour plus de la moitié de son temps de travail (question écrite, Assemblée Nationale, 126701 du 24 janvier 2012).

Jurisprudence à signaler : Conseil d’Etat, 26 Avril 2013, 353075, Département des Hauts-de-Seine.
Il résulte de l’ article 1er du décret 2006-780 du 3 juillet 2006 qu’ont droit à une nouvelle bonification indiciaire les fonctionnaires territoriaux qui exercent leurs fonctions à titre principal au sein d’une zone urbaine sensible ou dans un service situé en périphérie d’une telle zone (quartiers prioritaires de la politique de la ville désormais), sous réserve, dans ce second cas, que l’exercice des fonctions assurées par l’agent concerné le place en relation directe avec des usagers résidant dans cette zone urbaine sensible (quartiers prioritaires de la politique de la ville désormais). En jugeant que la condition relative à l’exercice de fonctions « à titre principal » portait sur l’affectation géographique et non sur l’exercice de fonctions au contact direct de la population de la zone et en s’abstenant par suite de rechercher si l’exercice des fonctions assurées par l’intéressée la plaçait de manière significative en relation directe avec des usagers résidant dans la zone urbaine sensible voisine (quartiers prioritaires de la politique de la ville désormais) pour déterminer si elle avait droit à bénéficier de ce dispositif de bonification indiciaire, le tribunal administratif a commis une erreur de droit.

3.3.1.2 – … difficilement identifiables pour les agents exerçant dans les établissements scolaires

En revanche l’article 1er du décret 2006.780 suscite une difficulté d’application pour les deux cas suivants. En effet, il envisage également les fonctionnaires exerçant à titre principal et assurant leur service en relation directe avec la population des établissements publics locaux d’enseignement figurant sur l’une des listes prévues respectivement par l’article 2 du décret 90.806 du 11 septembre 1990 et l’article 3 du décret 93.55 du 15 janvier 1993.

Pour sa part, l’article 2 du décret 90.806 du 11 septembre 1990 précise que « La liste de ces établissements est fixée par le ministre chargé de l’éducation nationale et le ministre chargé du budget. » De son côté, l’article 3 du décret 93.55 du 15 janvier 1993 dispose que « les inspecteurs d’académie, directeurs des services départementaux de l’éducation nationale établissent annuellement … la liste des écoles, des collèges et des établissements d’éducation spéciales » de référence.

Ces listes ne faisant pas l’objet d’une publication au Journal Officiel et étant de ce fait de diffusion plus confidentielle, les collectivités territoriales désireuses de les obtenir seront nécessairement amenées à se rapprocher des services du ministère de l’Education nationale. Voir éventuellement le site de l’Education nationale (ou de l’Académie).

3.3.1.3 – Valeurs

Vous retrouverez dans les tableaux de l’annexe n°2 de la présente circulaire les fonctions ouvrant doit à la NBI du décret 2006.780, ainsi que les montants correspondants.

3.3.2 – Changements par rapport au décret 91.711

Les annexes du décret 2006.780 envisagent désormais 2 types de cas de fonctions éligibles à la NBI :

  1. Fonctions de conception, de coordination, d’animation et de mise en œuvre des politiques publiques en matière sociale, médico-sociale, sportive et culturelle ;
  2. fonctions d’accueil, de sécurité, d’entretien, de gardiennage, de conduite des travaux.

Ces fonctions s’exercent soit en ZUS (quartiers prioritaires de la politique de la ville désormais), soit, ce qui est un apport par rapport au décret 91.711, pour prendre en compte l’intégration du personnel TOS dans les collectivités territoriales, dans un établissement envisagé par les décrets 93.55 du 15 janvier 1993 ou le décret 90.806 du 11 septembre 1990, avec les difficultés d’application précédemment mentionnées au § 3.3.1.2.

Les fonctions d’animation et d’action éducatives et culturelles de l’annexe 1.16° et 20° sont largement envisagées pour l’ensemble des agents en ayant la mission.

L’article 1er .45°-j) du décret 91.711 attribuait une NBI de 15 points aux assistants de conservation du patrimoine et des bibliothèques. Elle est au terme de l’annexe 1.20° de 20 points pour les fonctionnaires chargés de l’assistance au développement d’actions culturelles et éducatives dans le domaine de la conservation du patrimoine et des bibliothèques.

En revanche elle n’est que de 10 points pour les fonctionnaires chargés du magasinage, de la surveillance ou la mise en œuvre du développement de l’action culturelle et éducative dans le domaine de la conservation du patrimoine et des bibliothèques. Il faut signaler qu’il peut exister une difficulté à déterminer la frontière entre l’assistance au développement d’actions culturelles et éducatives et la mise en œuvre du développement de l’action culturelle et éducative.

L’article 1er. et 45°-x) du décret 91.711 attribuait une NBI de 10 points aux adjoints et agents d’animation ; elle est au terme de l’annexe 1.16° de 15 points.

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*Annexes - Nouvelle bonification indiciaire (NBI) : fonctions éligibles pour la bonification classique et en quartier prioritaire de la politique de la ville

Annexe n°1 - Fonctions éligibles à la NBI « Classique » :

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Annexe n°1 - Fonctions éligibles à la NBI « Classique »

Annexe n°2 - Fonctions éligibles à la NBI pour exercice en quartiers prioritaires de la politique de la ville

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Annexe n°2 - Fonctions éligibles à la NBI pour exercice en quartiers prioritaires de la politique de la ville :
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