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Indemnité Spécifique de Service (ISS)

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Publié le 26 août 2004 - Dernière mise à jour en juillet 2014

Références

  • Arrêté du 25 août 2003 fixant les modalités d’application du décret 2003.799.
  • Décret 2003.799 du 25 août 2003 relatif à l’I.S.S allouée aux ingénieurs des ponts et chaussées et aux fonctionnaires des corps techniques de l’équipement.
  • Décret 91.875 du 6 septembre 1991 pris pour l’application du 1er alinéa de l’article 88 de la loi du 24 janvier 1984 (régime indemnitaire des fonctionnaires territoriaux).
  • Loi 84-53, article 88.
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Introduction

L’indemnité spécifique de service, qui peut être attribuée aux agents des cadres d’emplois d’ingénieurs et de techniciens territoriaux, est régie par le décret 2003-799 du 25 août 2003 susvisé modifié par le décret 2012-1494 du 27 décembre 2012. Les taux et coefficients sont fixés par l’arrêté interministériel du 25 août 2003. L’octroi de cette indemnité n’est pas obligatoire : il est subordonné à une délibération qui désigne les bénéficiaires (peuvent figurer parmi eux les fonctionnaires, stagiaires et non titulaires). Les conditions d’attribution sont fixées par la même délibération.

Dernière mise à jour :
un texte a modifié les coefficients de grade applicables pour l’indemnité spécifique de service, le décret 2012-1494 du 27 décembre 2012. Le texte a un effet rétroactif et s’applique à compter du 1er octobre 2012 pour les fonctionnaires d’Etat impactés. Le décret majore les coefficients de grades servant au calcul de l’indemnité spécifique de service (ISS) et prend en compte l’adhésion au nouvel espace statutaire des fonctionnaires techniques de catégorie B du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. La possible majoration des coefficients prévue par le décret ne pouvait être appliquée avec certitude qu’aux ingénieurs territoriaux dans un premier temps, dans l’attente que le décret 91-875 fixant les équivalences entre corps d’État et cadres d’emplois territoriaux ne soit mis à jour. Or c’est chose faite : une nouvelle version du décret de 1991 en question est désormais disponible en ligne sur le site Légifrance et mentionne les nouveaux grades d’État et territoriaux issus de la réforme de la catégorie B. Cependant, cela n’autorise en rien à donner un effet rétroactif aux délibérations qui modifieraient les coefficients.

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1. Indemnité spécifique de service : champ d’application

1.1 – Compétence de l’organe délibérant pour les éléments d’un régime indemnitaire

L’assemblée délibérante est seule compétente pour décider de l’attribution de l’ISS aux agents de la collectivité, dans le respect des limites posées par l’article 88 de la loi 84.53 du 26 janvier 1984 et du décret 91.875 pris pour son application.

A ce titre, comme pour toute attribution d’indemnité ou de prime spécifique, la délibération doit contenir :

  1. La liste des cadres d’emplois et grades bénéficiaires dans la collectivité, et les textes de référence fondant la légalité de l’indemnité instituée ;
  2. les conditions d’attribution (critères de modulation liés à la reconnaissance de la manière de servir, les responsabilités particulières ou tout autre critère : ancienneté, absentéisme…) dans le respect des dispositions prévues, en la matière, par le texte de référence ;
  3. la périodicité de versement (annuelle, trimestrielle ou mensuelle) si cette dernière n’est pas précisée par le texte de référence ;
  4. la détermination des montants des taux moyens et coefficients de modulation individuelle pour chaque catégorie de bénéficiaires et, par la même, du crédit budgétaire global affecté à l’indemnité considérée, étant précisé que ces taux moyens et coefficients, ne pouvant excéder ceux prévus par le texte de référence, peuvent être inférieurs à ceux-ci selon les disponibilités budgétaires propres à la collectivité.

1.2 – Compétence de l’autorité territoriale

L’autorité territoriale détermine, dans la limite des taux moyens, du crédit global et des modalités de répartition (critères et coefficients de modulation individuelle) fixés par délibération, les montants individuels applicables à chaque fonctionnaire concerné.

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2. Bénéficiaires de l’indemnité spécifique de service

Seuls les cadres d’emplois ayant pour référence un des corps pouvant prétendre à l’octroi de cette ISS peuvent en être bénéficiaire, conformément aux concordances établies par le décret 91.875. L’application conjointe des décrets 91.875 et 2003.799 modifie la liste des bénéficiaires potentiels de l’ISS.
Conformément aux tableaux annexes du décret 2003.1013 (modifiant le décret 91.875) et de l’article 1er du décret 2003.799, seuls les cadres d’emplois suivants peuvent bénéficier de cette ISS :

  1. Ingénieurs ;
  2. Techniciens territoriaux tous grades confondus (à noter que la refonte du tableau figurant en annexe du décret 91-875 donne désormais un véritable fondement juridique aux modifications intervenant dans les textes de la Fonction publique d’État pour la Fonction publique territoriale).
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3. Crédit global et montants de l’indemnité spécifique de service

3.1 – Crédit global affecté à l’ISS

Le crédit global octroyable dans la collectivité est obtenu en multipliant le taux moyen annuel par le nombre de bénéficiaires. Sont pris en compte les seuls emplois budgétaires réellement pourvus, les agents à temps partiel ou à temps non complet étant comptabilisés pour la fraction de l’emploi qu’ils occupent.

  • Crédit global = Taux moyen X nombre de bénéficiaires.
  • Taux moyen = Taux de base X coefficient du grade x coefficient géographique de service.
  • Dans chaque collectivité, les taux applicables sont fixés par l’organe délibérant qui peut retenir des taux inférieurs à ceux qui sont fixés par les dispositions réglementaires.

3.2 – Montants et coefficients

Nous vous renvoyons vers le tableau de la circulaire sur l’essentiel du régime indemnitaire afin d’éviter les doublons pour connaître ce montant, en son 8.3.

3.2.2 – Modulation et coefficients multiplicateurs

3.2.2.1 – Modulation par service

La circulaire ministérielle du 22 mars 2000 relative à l’application de l’ISS issue du décret 2000.136 envisageait la possibilité d’application aux fonctionnaires territoriaux des coefficients de modulation par service du taux de base pour chaque Direction Départementale de l’Équipement (DDE).
A défaut de toute précision apportée par les ministères concernés depuis la parution du décret 2003.799 et de ses arrêtés d’application, les coefficients de modulation par service du taux de base tels que définis par l’arrêté interministériel du 25 août 2003 semblent transposables à la Fonction publique territoriale sur la base du coefficient retenu pour les services de la D.D.E de Seine-et-Marne.
L’article 2 de l’arrêté du 25 août 2003 fixe le coefficient de modulation par service à 1,10 pour la DDE de Seine et Marne.

3.2.2.2 – Coefficients multiplicateurs

En revanche, les coefficients propres à certains grades de l’Etat déterminés par les articles 5 et 6 du décret 2003.799, assortis dans certains cas d’une bonification pour l’exercice de fonctions ou responsabilités spécifiques à l’administration centrale, ne paraissent pas transposables à la Fonction publique territoriale. Pour cette raison ces éléments ne sont pas développés dans la présente circulaire.

3.3 – Répartition individuelle

Dans le respect des critères d’attribution et des coefficients fixés par la délibération instituant l’ISS, la répartition individuelle est effectuée par l’autorité territoriale.

L’arrêté du 25 août 2003 comporte les variables nécessaires pour mettre en œuvre cette modulation individuelle.

3.3.1 – Modulation individuelle

3.3.1.1 – Critères

L’article 7 du décret 2003.799 précise que les montants de l’ISS susceptibles d’être servis peuvent faire l’objet de modulation pour tenir compte cumulativement :

  • Des fonctions exercées ; et
  • de la qualité des services rendus.
3.3.1.2 – Exception

L’article 3 de l’arrêté du 25 août 2003 dispose qu’à titre exceptionnel et dérogatoire, les coefficients de modulation individuelle peuvent être inférieurs aux minima prévus pour tenir compte de la manière de servir, dans les conditions définies par la délibération.
De même, les coefficients de modulation individuelle, sous réserve d’une délibération allant dans ce sens, peuvent être supérieurs aux maxima prévus pour les agents amenés à assurer des missions particulières n’entrant pas dans le cadre habituel de leurs fonctions, sans excéder 150 % pour 5 % des effectifs des cadres d’emplois concernés.

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4. Modalités de versement de l’indemnité spécifique de service

4.1 – Principe

Aux termes de l’article 1er du décret 2003.799, l’I.S.S est versée dans la limite des crédits ouverts à cet effet l’année civile suivant celle correspondant au service rendu par les agents concernés (principe du N + 1), selon une périodicité définie par l’organe délibérant.

Exemple : service effectué en 2006, I.S.S versée en 2007.

4.2 – Exceptions

Tout d’abord l’article 1er dernier alinéa du décret 2003.799 précise qu’en cas de décès, l’indemnité est versée en totalité dans le délai de 6 mois.

Ensuite, l’article 1er envisage la situation des agents qui n’auraient pas bénéficié de versement de cette indemnité l’année précédente (année N). Exemple : nomination en cours d’année, réintégration après détachement ou disponibilité …

Dans cette hypothèse, « les agents qui ne bénéficient pas de versement d’indemnité une année donnée peuvent prétendre, dès cette année-là (c’est à dire l’année en cours), à des versements anticipés dans la limite des crédits disponibles ». En revanche ces « versements anticipés au titre d’une année donnée ne peuvent excéder 50 % de ce à quoi ils pourraient prétendre au titre des droits acquis cette même année ».

Par voie de conséquence, ces montants viendront en déduction des montants versés l’année suivante.

Cependant, l’assemblée délibérante n’est pas tenue d’adopter ce mode de versement décalé, en raison de sa compétence pour déterminer les conditions d’attribution dans sa délibération. Le dernier alinéa de l’article 1er du décret 2003.799 envisage également la possibilité de versement à certains agents l’année N pour les ingénieurs des ponts et chaussées issus des corps des ingénieurs de l’aviation civile et de la météorologie, et les agents issus des corps d’ingénieur des études et de l’exploitation de l’aviation civile, et d’ingénieur des travaux de la météorologie promus dans le corps des ingénieurs des ponts et chaussées.

Cependant, cette disposition faisant expressément référence à des corps spécifiques de l’État ne parait pas pouvoir trouver d’application dans la Fonction publique territoriale.

4.3 – Cumul

En l’état actuel des textes, aucune disposition ne s’oppose à ce que l’ISS puisse se cumuler avec :

  • la prime de service et de rendement (décret 72.18) attribuable aux ingénieurs, techniciens supérieurs et contrôleurs de travaux ;
  • les indemnités pour travaux dangereux insalubres, incommodes ou salissants (décret 67.624), attribuables aux ingénieurs, techniciens supérieurs et contrôleurs de travaux ;
  • les indemnités horaires pour travaux supplémentaires (décret 2002.60) attribuables aux techniciens supérieurs (I.B inférieur ou égal à 380) ;
  • la prime technique de l’entretien des travaux et de l’exploitation (décret 2002.534) attribuable aux contrôleurs de travaux.

En ce qui concerne l’indemnité de performance et de fonctions : les anciens régimes indemnitaires mis en place dans la collectivité peuvent être maintenus en l’état, jusqu’à leur modification qui ne pourra s’envisager que par l’instauration de l’IPF. Celle-ci une fois instaurée est en effet exclusive de toute autre indemnité liée aux fonctions et à la manière de servir. Elle est donc incompatible avec la prime de service et de rendement (PSR) et avec l’indemnité spécifique de service (ISS).

4.4 – Cotisations et fiscalité

En l’état actuel de la réglementation, l’ISS n’est pas prise en compte dans l’assiette des cotisations de retraite et de sécurité sociale, pour les fonctionnaires stagiaires et titulaires affiliés à la CNRACL. Pour tous les bénéficiaires, elle donne lieu à retenue au titre de la CSG et de la CRDS et est imposable. Depuis le 1er janvier 2005, cette indemnité entre dans l’assiette des cotisations de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP).

Par contre, pour les fonctionnaires à temps non complet (moins de 28 hebdomadaires de service) et les agents non titulaires, relevant du régime général de la sécurité sociale et de l’IRCANTEC, l’indemnité concernée entre dans l’assiette des cotisations.

Pour plus de précisions nous vous renvoyons à l’annexe de la circulaire du Centre de gestion concernant les plafonds de sécurité sociale et les prélèvements obligatoires.

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